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Un terroir Limousin propice pour l'élevage ovin haut de gamme.

 

Situé au cœur de la France à trois heures au sud de Paris le territoire Limousin est connu pour ses produits hauts de gamme et authentiques comme la porcelaine de Limoges, la vache Limousine et son équipe de rugby le CA Brive Corrèze. Le Limousin c’est aussi un terroir qui va au-delà des frontières administratives de la Creuse, Corrèze et Haute-Vienne. Pour nous, éleveurs ovins, le terroir naturel s’étend sur les cantons limitrophes de la région et sur le sud du département de l’Indre. 

 

Un terroir c’est d’abord un milieu naturel :

Notre territoire Limousin est propice à l’élevage avec des reliefs variant de 80 m à 1 000 m d’altitude (le plateau de Millevaches), une forte pluviométrie allant de 900 mm par an à plus de 1300 mm le tout installé sur un sol de granite favorisant la présence de prairie.

 

Un terroir c’est aussi un savoir-faire :

Ce savoir-faire remonte probablement au temps où l'Homme devint agriculteur-éleveur, au Néolithique. Grâce à ses généreuses surfaces en herbe, le Limousin offre, en effet un territoire propice à l'élevage Ovin, même dans ses parties les plus montagneuses qui ne permettent pas l'élevage Bovin, car "le mouton se contente de cette maigre pâture" (1).

 

G. Bouet remarque que jusqu'au Moyen Âge, les renseignements sur l'élevage en Limousin sont rares. Cependant, à partir de cette époque, on sait que "la végétation naturelle offre des conditions favorables à la présence de troupeaux de porcs et de moutons, espèces indispensables dans le cadre d'une économie primitive" (2).

 

P. Dessalles, dans une étude sur l'Agriculture de la Haute-Vienne (3) note également que jusqu’au 18e siècle, "seuls quelques contrats de métayage conservés dans les archives notariales permettent de reconstituer [..] la population animale de notre région". Les cheptels comprennent des juments, des vaches et des bœufs gras, des veaux, des bœufs de trait et des "moutons gras pesant, en moyenne, 11 kg net, consommés dans le pays ou expédiés dans l'Indre" (3).

 

La lande, qui domine partout en Limousin, constitue un "grand pâturage qui permet d'élever des moutons", note G. Bouet (2). Il ajoute que le mouton "présentait un grand intérêt car il fournissait sa laine, nécessaire pour la confection du drap, et sa viande, que l'on faisait sécher". Au Moyen-âge, chaque exploitation possède des moutons et des porcs ; ces animaux "permettent aux paysans de travailler, de se nourrir et de payer leurs redevances" (2).

 

L'État des paroisses de la Généralité de Limoges en 1668, indique que "le costé de la montagne, comme vers Us sel, Bort, Egletons et Aygurande, abonde en moutons dont les ventes sont très considérables en plusieurs foires pendant l'été dans la province et les provinces voisines" (2).

 

Les Intendants du Limousin, et notamment Turgot, nommé entre 1761 et l774, tentent d'améliorer l'élevage de la région, dont l'élevage ovin. Turgot offre des primes à l'abattage des loups, tente de faire introduire différentes races ovines et encourage le développement de nouvelles filatures ou fait distribuer des rouets aux habitants (2).

 

« C’est en 1882 que le troupeau ovin de la Haute-Vienne atteint, avec 674 852 animaux, un premier maximum », soulignent O. Balabanian et
G. Bouet, dans l’Étude géographique de la Haute-Vienne (4).

 

A partir de la seconde moitié du 19e siècle, le Limousin se spécialise dans l'élevage, du fait de la demande accrue en viande des régions voisines. Les bois et landes sont défrichés et laissent la place aux terres labourables et aux prairies, ce qui contribue à améliorer la qualité du cheptel ovin. G. Bouet calcule qu'entre 1853 et 1878, le prix de la viande de brebis augmente de 33 % (2).

 

Cependant, le nombre d'animaux du cheptel ovin commence à diminuer, tous les efforts d'amélioration de l'élevage étant consacrés à l'élevage bovin. Le cheptel ovin, délaissé pour la laine et élevé de plus en plus pour la viande de boucherie, passe de 674 852 têtes en 1882 à 189 069 têtes en 1929, dans le département de la Haute-Vienne, avec une diminution sensible à partir de 1892, ainsi que le souligne P. Dessalles (5). La diminution de l'effectif du cheptel ovin est également due au parasitisme : distomatose et strongylose (5). En 1929, "en raison des circonstances économiques qui font [..] du mouton une des seules viandes qui payent, un certain nombre d'exploitations reconstituent des troupeaux fixes" (5).

 

P. Dessalles décrit le mode d’élevage de cette époque (5) : « les brebis sont envoyées au pâturage tous les jours de l'année, [..]  quand le mauvais temps ne permet pas leur sortie, elles reçoivent à la bergerie du foin, des betteraves, des topinambours, etc. [..] Les agneaux sont engraissés soit à la bergerie à l'aide de topinambours, betteraves, regains, farineux, etc.... soit au pré, où ils sont conduits avec les mères ».

 

Après la seconde guerre mondiale, l'élevage ovin croît à nouveau et ne cesse de progresser (4). Les éleveurs de la Basse Marche développent l'élevage extensif de plein air intégral, avec un chargement très faible à l'hectare. "Désireux d'obtenir de meilleurs résultats en vendant, avant l'été, des agneaux plus nombreux et plus lourds, certains éleveurs ont abandonné le "plein air intégral" pour un "plein air aménagé" (4). Ils construisent des bergeries servant d'abri aux animaux, notamment lors des agnelages, et cultivent l'herbe afin d'améliorer la ration alimentaire.

 

La production fourragère et les assolements « où la culture de l'herbe entre pour une très large part » (6) contribuent à une nette amélioration des productions animales, constate le Conseil Général de la Creuse en 1962. De nos jours, l'élevage ovin dans l'aire géographique considérée est constitué en majorité de brebis élevées en plein air.

 

En hiver et en période de sécheresse, les agneaux sont complémentés après le sevrage, en bergerie.

 

L'abattage et l'expédition de carcasses d'agneaux sont historiques dans cette région du Limousin. Les abatteurs, souvent spécialisés en agneau, ont acquis un savoir-faire reconnu par une réputation importante dans les milieux professionnels. Ils savent orienter, par leurs conseils techniques, les producteurs vers le type d'agneau traditionnel au Limousin, qu'ils savent valoriser au mieux par leurs pratiques d'abattage et le choix de leurs circuits de vente.